Aubervilliers – Le centre d’alcoologie va s’ouvrir à tout type d’addiction

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Situé au 5 rue du docteur Pesque, le Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie (CCAA) va devenir un Centre de Soins, d’Accompagnement et Prévention en Addictologie (CSAPA) dès l’année prochaine. Il accueillera les personnes souffrant d’addictions aux drogues, à l’alcool, aux médicaments…
La transformation du CCAA installé en centre ville ne fait pas plaisir à tout le monde, elle est pourtant inéluctable. La circulaire du 28 février 2008 prévoyait en effet « la transformation des centres spécialisés de soins aux toxicomanes (CSST) et des centres de cure ambulatoire en alcoologie (CCAA) en CSAPA. Les CCAA et les CSST ont donc jusqu’au 22 décembre 2009 pour déposer, auprès du préfet de département, un dossier de demande d’autorisation en tant que CSAPA. »
Le centre accueillera désormais les personnes souffrant d’une addiction, quelle qu’elle soit. Les patients bénéficieront d’une prise en charge médicale et sociale (aide à l’insertion…). Des consultations en tabacologie sont prévues tout comme l’installation à temps plein d’un psychologue.
Pour les élus de la majorité, il ne fait aucun doute que cet équipement est une nécessité. « Il faut créer un centre pour les gens à Aubervilliers. A la gare de Saint-Denis, le problème a été réglé rapidement, mais il n’a fait que se déplacer. Il faut prendre le problème à la racine, martèle l’adjoint Omar Ait-Bouali. Il faut encourager ce dispositif qui va rendre service à une certaine population. »
Dans les rangs de l’opposition, on craint que ce lieu ne devienne « un centre de désintoxication » qui va attirer comme un aimant, drogués des villes alentours et trafic de stupéfiants en plein centre ville. « Comment va-t-on assurer la sécurité du lieu, du personnel et des riverains sachant que le CCAA se trouve en plein centre ville ? Comment va-t-on gérer l’arrivée du trafic qui se massera en ville ? », s’enquiert Nadia Lenoury (UMP).
Evelyne Yonnet, première adjointe, coupe court à la polémique. « Ce public existe déjà. Si l’on ne s’en occupe pas, ça deviendra comme la gare à Saint-Denis ».
Selon le plan départemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies et de prévention des dépendances (2009-2011), la Seine-Saint-Denis compte dix CCAA et six centres spécialisés de soins aux toxicomanes (CSST). Début 2010, ils seront tous remplacés par des CSAPA, leur conférant ainsi un statut juridique commun.








