Chanson française

ouestAubervilliers – Le festival Aubercail démarre aujourd’hui !

AUBERVILLIERS AUBERCAILPour sa quatrième édition, le festival Aubercail propose une affiche alléchante : Arthur H, Didier Super, Pigalle… Les concerts ont lieu au Magic Mirror, un chapiteau pouvant accueillir jusqu’à 600 personnes. Yonel Cohen-Hadria, délégué général du festival, nous en dit plus.








Dans le Magic Mirror, on s’active pour tout mettre en place. Nous sommes J-1 avant le début du festival. Dehors, le fléchage est assuré depuis le périphérique, impossible de se tromper. Pour le concert inaugural avec Gabriel Yacoub et Arthur H, 450 personnes ont déjà réservé leur place. « Chaque année on a 20% de public en plus. Notre minimum, c’est 200 personnes tous les soirs, si on y arrive, ce sera une réussite et la preuve que le festival a trouvé son public. » Le top du top pour Yonel ? « Que ce soit blindé sans que les gens sachent la programmation, ça prouverait qu’ils nous font confiance ! »


40 BÉNÉVOLES NÉCESSAIRES

Aubercail est un jeune festival. C’est seulement la quatrième édition. Pourtant, il est bien ancré dans le paysage local. « Aubervilliers est une ville de festival. Il y a musiques du monde et l’Estival a laissé une grosse empreinte. On a pris la continuité même si de 1997 à 2007, il n’y a pas eu de programmation chanson dans la commune. » Et le fait est, que parmi les 40 bénévoles que compte l’association qui organise le festival, certains étaient déjà là à l’époque. « C’est un métissage de plein de générations, ça va de 20 à 70 ans. Il y a des amis à Thomas Pitiot, à moi, des personnes du théâtre l’Etincelle… »

Côté musique, Aubercail est tourné vers la chanson française. Magyd Cherfi, Marc Perrone & Hocine Ben… ont déjà foulé les planches du Magic Mirror. Cette année, c’est Arthur H « respecté pour son œuvre et ses textes », qui est tête d’affiche même si Yonel réfute ce mot. « On n’est pas du tout dans une logique de tête d’affiche, de vouloir remplir la salle à tout prix. Ça ne veut pas dire qu’on ne veut pas en accueillir. Il y a des artistes que l’on aimerait bien faire jouer comme Jacques Higelin, Lavillier, Maxime Leforestier…  mais on n’a pas les moyens. » Autre spécificité d’Aubercail, Yonel et son équipe privilégient les artistes engagés. « On ne cède à aucune mode. » Un créneau qui semble séduire le public, mais pas seulement.


DES PRIX ATTRACTIFS

12 euros la place, 7 euros tarif réduit, 40 euros le pass pour les quatre jours. Les prix du festival sont plus qu’attractifs. « C’est cher et pas cher à la fois, explique Yonel.  Si on compare à Paris, c’est sûr que ce n’est pas cher. Eux se trompent. Nous, on prend en compte le fait que si la chanson est devenue le parent pauvre de la culture, c’est parce que c’est cher. Ces tarifs, c’est le juste milieu. »

Avec peu de moyens, le festival se débrouille pour assurer la communication. Nouveauté en 2010, des teasers vidéos distillés au fil des semaines. Certains ont déjà été visionnés plus de 2 000 fois. Un véritable plébiscite. « On innove et on essaie de proposer des choses différentes au public. » C’est dans cet esprit que le festival compte mettre en place un cabaret tout au long de l’année, mais aussi multiplier les interventions dans les écoles et les médiathèques.



Le myspace du festival : www.myspace.com/festivalaubercail
Le facebook du festival : www.facebook.com/pages/FESTIVAL-AUBERCAIL
Le site du festival : www.aubercail.fr
Le twitter du festival : twitter.com/aubercail
Pour écouter un extrait audio de l’interview, cliquez ici