Solidarité

ouestSaint-Ouen – 216 184 euros de subvention pour le village d’insertion des Roms

Roms Saint-Ouen
Photo : Flickr/Pierre-Emmanuel Weck

A Saint-Ouen, un village d’insertion pour les Roms situé au 41, rue de Clichy a vu le jour l’année dernière. Il est géré par l’association logement jeune de la Seine-Saint-Denis (ALJ93) qui, à ce titre, a reçu une subvention de 216 184 euros pour l’année 2010.








« Avec le sous-préfet de Saint-Denis, nous avons pris des décisions dès l’été 2008 : aider ceux qui voulaient rentrer et aider ceux qui voulaient rester, explique le maire communiste Jacqueline Rouillon. Une MOUS (Maîtrise d’Oeuvre Urbaine et Sociale) d’identification et une MOUS d’insertion ont été mises en place. Un village provisoire a été installé et la gestion confiée à l’association ALJ 93. Les résultats sont plus qu’intéressants. »

En 2009, le coût de fonctionnement de ce village a été de 351 000 euros. Pour 2010, la subvention allouée à l’association est de 226 184 euros, une somme en légère augmentation par rapport à l’année précédente.


550 ROMS CONCERNÉS PAR LE DISPOSITIF

On considère que la Seine-Saint-Denis regroupe 50% de la population Roms installée en Île-de-France soit près de 3 000 personnes (ndlr : les chiffres varient cependant. Certains parlent de 3 000 Roms, d’autres de 2 300…). Les campements y sont nombreux : Montreuil, Noisy-le-Grand, le long du canal de l’Ourcq à Pantin, à Rosny… A Saint-Ouen depuis 2009, un village d’insertion a vu le jour au 41, rue de Clichy. Sur une population de 600 à 650 Roms sur la ville, 550 sont concernés par cette initiative.

Les autres squattent des terrains disséminés dans la ville ce que déplore Mamadou Keita (opposition de gauche), voisin d’un de ces camps. « Ils vivent dans des conditions déplorables. Le projet d’insertion est intéressant mais encore faut-il prendre en compte la totalité du problème. » William Delannoy (opposition/UMP) déplore cette subvention. « La question, c’est est-ce qu’on fait aussi bien pour améliorer la vie de nos habitants dans les quartiers ? Ces 220 000 euros, j’aurais préféré qu’on les donne aux enfants de Saint-Ouen pour qu’ils partent en vacances. » Une réflexion qui fait bouillir Yassir Fichtali, adjoint en charge du dossier. « Moi je n’oppose pas des gens qui sont en difficulté, qu’ils soient chômeurs ou Roms. C’est un choix de raison, humaniste. L’enjeu c’est d’intégrer au plus vite ces populations et c’est maintenant qu’il faut faire l’effort. », conclut l’élu.

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