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carte 93-sudClichy-sous-Bois – Libération sort un numéro spécial « Clichy sans clichés »

CLICHY-LIBE

Hier, veille de la date anniversaire de la mort de Zyed et Bouna, le quotidien national Libération a sorti un numéro spécial Clichy-sous-Bois. Sur vingt-quatre pages, les journalistes reviennent sur les émeutes, mais aussi la rénovation urbaine qui est en cours et laissent une large place aux portraits de jeunes Clichois.






Jeudi dernier, c’était l’hebdomadaire Courrier International qui faisait sa Une sur les cités et le fameux « cinq ans après, où en est-on » . Hier, le quotidien Libération a pris la même voie en la poussant à l’extrême. Plus qu’un dossier, la moitié du journal (soit vingt-quatre pages) était consacrée à la ville où tout a commencé : Clichy-sous-Bois. Avec ses cités dégradées (Le Chêne pointu, la Forestière) et ses deux jeunes morts dans un transformateur EDF, Clichy-sous-Bois est dans l’imaginaire collectif l’illustration parfaite de la banlieue laissée à l’abandon et où le trafic de drogue sévit partout. On est loin de tout ça selon Libé. Sans pour autant verser dans l’angélisme, les journalistes dressent un portrait de la ville, tout en nuance.


Clichy est une ville en plein renouveau (p.4, Lifting géant à tous les coins de rue). Les projets de rénovation urbaine battent leur plein. Des tours sont démolies, des immeubles construits. Le montant total du projet se chiffre à 562 millions d’euros, l’un des plus élevé de France. Malgré ses changements, il reste plusieurs problèmes de taille, en particulier le manque de transports en commun (p.4, Un bus pour Roissy et le désenclavement). La ville n’est desservie que par les bus et le projet de décrochage du T4 ne se fera pas avant l’horizon 2015. La délinquance y est toujours importante, mais s’est stabilisée notent Olivier Klein, premier adjoint et Mohamed Douhane du syndicat Synergie officiers (p.7 Des jeunes considèrent la police comme une bande rivale). L’ouverture du commissariat va-t-elle encore la faire baisser ? Aucune idée, mais les habitants apprécient (p.9 Le commissariat du renouveau). Au passage, le journaliste Karl Laske revient sur l’affaire qui a tout emballé : la mort de Zyed et Bouna (p.8,9 Zyed et Bouna : la poursuite inavouable).


Au fil des pages, on découvre aussi des récits de jeunes anonymes ou connus (Nana du Ghana p.10, Kamel le magicien de Canal + p.16, Nadia Bakouor future avocate en portrait sur la dernière page…) qui s’en sont sortis et témoignent de leur attachement à leur ville, malgré tout. Roland Lallemant, médecin installé sur Clichy depuis 34 ans explique lui aussi qu’il n’a pas envie de partir malgré les agressions (p.17 L’angoisse de la page pleine du médecin de la cité).


Mais Clichy peut aussi s’embraser à n’importe quel moment rappelle le maire socialiste Claude Dilain qui craint par-dessus tout « que la génération 2005 qui ne vote pas […] finissent par donner leur voix à d’autres types de mouvements, tels que des listes ethnico-religieuses »  (p.3 Depuis 2005, la colère a pris d’autres formes).

Un commentaire sur “Presse

  1. Bonjour, oui la colère a pris d’autres formes…..Car on en a marre d’être jugé aidez nous au lieu de nous stigmatisés…..Moi ça fait 14 ans que mon association existe ( ORIENT DANSE LE LOUXOR EGYPTIAN)et croyez moi j en ai fait des choses et qui parle de mon travail personne c une HONTE!!! Dans mes villes que j affectionne Aulnay Sevran Bondy Bobigny que font les municipalités hein? Devrais je moi aussi brulés des voitures pour être entendu ou rester avec ma communauté (« ba oui « autant faire des choses que tous connaissent déja lol!!!!!!!!!

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