Cinéma

carte 93-ouestSaint-Denis – Quelques jours de répit
avant le début du festival

saint-Denis, Amor Hakkar © MC/93infos
Saint-Denis, Amor Hakkar © MC/93infos

Vendredi soir, l’Écran diffusait en avant-première le film Quelques jours de répit de Amor Hakkar, en préambule du festival Panorama des cinémas du Maghreb. L’histoire : deux homosexuels iraniens sans-papiers débarquent en France, à Saint-Claude. Moshen, le plus âgé est payé par une femme pour faire de menus travaux dans son appartement…






Pour la 6e année consécutive, la ville de Saint-Denis accueille le festival Panorama des cinémas du Maghreb du 4 au 8 mai. Vendredi soir, pour lancer cette nouvelle édition, le cinéma l’Écran organisait une avant-première du film Quelques jours de répit d’Amor Hakkar suivie d’une rencontre avec le réalisateur et l’actrice principale du film : Marina Vlady.

Durant 1h20, on suit pas à pas la vie de deux homosexuels qui se sont enfuis d’Iran pour éviter la pendaison. Après avoir marché le long d’une voie de chemin de fer pour arriver en France, ils s’arrêtent à Saint-Claude, petite bourgade perdue au milieu des montagnes. Alors qu’ils prévoient de prendre le train pour se rendre à Paris, les deux amants restent finalement en ville. Moshen travaille pour une femme d’âge mûr, pendant ce temps Hassan prend son mal en patience…

Affiche du film Quelques jours de répitInattendue dans le rôle de Yolande, Marina Vlady, à l’issue de la projection explique comment elle en est venue à jouer dans ce film. « Amor, je l’ai connu par le texte. Il me l’a envoyé par la Poste. » Rires dans l’assemblée. Ça marche encore l’envoi d’un synopsis par la Poste ? Il faut croire que oui… Marina sourit. « Le thème m’intéressait. Et puis  c’est très difficile d’avoir des beaux rôles et là c’était le cas. »


Un film tourné avec peu de moyens

Le film a été tourné avec une équipe restreinte de 25 personnes dont une dizaine de stagiaires. Le tournage a duré quatre semaines. « Nous avions de tous petits moyens, continue l’actrice. On a vécu commune une colonie de vacances. » Un souvenir qui semble la ravir. Mais pourquoi tourner dans une ville paumée et connue pour… ses pipes ? « J’aime la Franche-Comté, c’est l’endroit où j’ai grandi. Et puis Saint-Claude est une enclave. C’était intéressant de montrer un lieu d’où il était difficile de s’échapper. Toutes ces montagnes autour forcent les gens à la confrontation. La ville est un personnage à part entière du film » , explique le réalisateur Bisontin.

Une personne du public s’interroge sur la pellicule photo qu’Hassan a déposé chez le photographe du coin. « Que sont-elles devenues ces photos ? » « Vous avez le droit d’imaginer ce que vous voulez » , sourit Amor. « C’est ce qui fait la poésie du film. Il y a certains scènes surréalistes » , ajoute Marina.

Récompense suprême pour ce film à petit budget, c’est le seul long métrage français à avoir été sélectionné pour le festival de Sundance 2011.


Quelques jours de répit, d’Amor Hakkar, en salle le 27 avril.




Panorama des cinémas du Maghreb, du 4 au 8 mai
En Seine-Saint-Denise et à Paris
Renseignements au cinéma l’Ecran, place du Caquet à Saint-Denis
Programme complet consultable ici