Livry-Gargan – Dis, c’est comment l’Arménie ?

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L'église du lac Sevan © MC/93infos

Du 18 au 25 avril, dans le cadre du festival AstroLivry, un groupe de vingt Livryens s’est rendu en Arménie. Au programme : visites de monuments, de l’observatoire de Byurakan etc. Pour certains, c’était un retour aux sources…





Ida lit son magazine dans l’avion. « Pour l’instant ça va. » Née à Marseille, elle a habité l’Arménie jusqu’à ses vingt ans avant de revenir en France. Depuis, elle n’y est pas retournée. « Je suis sûre que la ville aura changé, pas la mentalité des gens. » Si elle fait ce voyage, ce n’est pas tant pour elle, que pour faire découvrir son pays à son mari. Dans le groupe, il y a des français d’origine arménienne, des français qui n’ont jamais mis les pieds en Arménie et d’autres qui savaient à peine situer le pays sur une carte avant d’entreprendre ce périple.

Didier Labille, président de l’association Arts et Liens, a lancé l’idée d’un voyage en Arménie pour compléter le programme du festival d’astronomie. Armen Papazian et Sevane Mardirossian de la MCA Livry-Sevran, se sont chargés de l’organiser avec l’aide de l’agence Saberatours.

Le temps change d’une région à une autre. Un jour à Erevan, la capitale, il fait soleil et 26°C, le lendemain en montagne, il neige et fait -3°C. Où que l’on soit en Arménie, des pics enneigés cernent l’horizon. A perte de vue, des montagnes. Seule plaine cultivable, au sud de la capitale. C’est la région de l’Ararat. Pour certains dans le groupe, c’est un choc. La pauvreté saute aux yeux. Les routes sont en terre, les maisons faites de bric et de broc. Le long de l’autoroute, les agriculteurs vendent leur récolte.

Un voyage mené tambour battant

Toute la semaine, le groupe a enchainé les visites : Khor Virab, un monastère à la frontière turque, Noravank, un autre monastère perché à 1 500m, le lac Sevan et son église… Pas le temps de souffler. L’architecture typique des monastères et les commentaires de la guide francophone Mariam séduisent le groupe. Pour s’imprégner de la culture locale, certains repas sont pris chez l’habitant. Une école a même accepté d’ouvrir ses portes au groupe, le temps d’un cours. Des liens se créent entre français et arméniens. Le clou final du voyage est pour le dernier jour. Les Livryens assistent à la messe de Pâques à Etchmiadzine et célèbrent les commémorations du génocide aux côtés de milliers d’arméniens.

Outre des visites culturelles, le programme prévoyait de se rendre à l’observatoire de Byurakan, une fierté nationale. Pour le passionné d’astronomie Didier Labille, c’était un passage obligé. Une fois sur place, c’est la stupeur. L’observatoire tombe en ruine. Les chercheurs n’ont pas de travail, ou si peu. « Qu’est-ce qu’on peut faire pour les aider ? » , s’interroge l’organisateur du festival AstroLivry. Des idées germent. Le directeur reçoit le groupe. Affable, il explique la situation pas très rose de l’observatoire et l’espoir qu’il porte en l’avenir.

Le soir venu, le groupe découvre les restaurants et spécialités locales. Parmi elles la boîte de nuit restaurant. Ici, dans tous les restos branchés, des groupes jouent en live, fort, très fort. Et les arméniens dansent. Plusieurs français se joignent à eux dans une ambiance bonne enfant.

A la fin de la semaine, chacun a emmagasiné un tas de souvenirs. Le mot de la fin revient à Harout : « Vous êtes tous venus pour des raisons différentes, mais j’espère que vous avez apprécié votre voyage et que vous reviendrez en Arménie ! »

Ida a le sourire aux lèvres. Son pays a bien changé, comme elle s’y attendait. Malgré tout, elle a eu la bonne surprise de retrouver une amie d’enfance.







A lire aussi :
– Un résumé sur le site du festival AstroLivry : http://festivalastrolivry.free.fr/armevoya.htm
– Des photos sur le site de la MCA Sevran Livry : http://www.mca-sevranlivry.com/detail.php?r=0&&id=298
– Un blog sur l’Arménie : http://voyageenarmenie.wordpress.com