Bondy – L’élection du maire chahutée ?

Nadir Kitatni
Nadir Kitatni

carte 93-centreGilbert Roger parti au Sénat laissant vacante sa place d’édile; un conseiller municipal, Laurent Quinet, qui démissionne ; et un autre  Nadir Kitatni qui veut se présenter au poste de maire. Décidément, la rentrée politique à Bondy est loin d’être calme !







Bondy, ville tranquille ? En général oui, depuis le début du mois d’octobre un peu moins. Niveau politique, ça s’agite en coulisse. Gilbert Roger, désormais sénateur avait annoncé qu’il laisserait son siège d’édile à sa première adjointe Sylvine Thomassin. Une évidence semblait-il. Sauf qu’une voix dissidente vient faire crisser tout ce beau rouage.

Nadir Kitatni, conseiller municipal EELV de la majorité, a décidé de faire acte de candidature pour le poste de maire lors du conseil municipal prévu ce soir. « Je souhaite me présenter pour affirmer une politique verte, qu’il y ait des avancées au niveau des plantations d’arbres, des pistes cyclables ; mais aussi contre la décision d’expulser les roms prise unilatéralement par Gilbert Roger. Je conteste aussi la création d’un 17e poste d’adjoint qui n’a pas lieu d’être. » A Bondy, continue le conseiller municipal qui dénonce des pressions à son encontre, « c’est une dictature » .


« Je prends le risque de me faire exclure de mon parti »

Pourtant, Nadir Kitatni a été élu sur la liste de Gilbert Roger. Cet habitant des quartiers nord était alors simple militant associatif, non encarté. Au bout de trois ans, il décide de rejoindre les verts. Depuis, il a pris du recul et se montre critique envers l’exercice du mandat. « Je ne cherche pas à foutre le bordel, mais le programme sur lequel nous avons été élu est bafoué. »

Conscient qu’il a peu de chance de se faire élire maire, Nadir Kitatni est prêt à assumer les conséquences de sa décision. « Je prends le risque de me faire exclure de mon parti » , résume l’effronté qui préfère devenir une épine dans le pied de la majorité mais continuer à se « regarder dans un miroir » chaque matin.

Comme un vent de révolte…

Nadir Kitatni n’est pas le seul à critiquer le « système bondinois » . La semaine dernière, c’est Laurent Quinet, conseiller municipal PS délégué au commerce et à l’artisanat, qui avait annoncé sa démission.

Il la justifiait ainsi : Jouer les utilités, les alibis ou simplement faire le nombre sur la photo ne correspond en rien à ma façon de servir la collectivité. […] N’ayant pas l’âme d’un courtisan prêt à quémander servilement une faveur, je mets donc fin séance tenante à mon mandat d’élu local. »