Noisy-le-Grand – Le journal de bord de Séverine (3)

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Séverine Toussaert

Souvenez-vous. En août, nous rencontrions Séverine Toussaert, une Noiséenne qui préparait le marathon de New-York. Pour 93infos, elle a accepté de nous raconter sa préparation, semaine après semaine. Voici son journal de bord.





Semaine du 19/09 au 25/09 : le travail paie !

Mardi : c’est mon dernier entraînement en côte que le coach appelle « Hill Graduation Day ». Histoire de voir les progrès accomplis… On s’entraîne dans Central Park jusqu’à la tombée de la nuit. A vrai dire, on ne voyait déjà plus rien en s’entraînant mais bon : ) . J’ai toujours un peu peur de descendre la côte mais j’ai fait des progrès en montée.

Dans la semaine je me préserve afin de pouvoir courir le dimanche mon premier semi-marathon depuis bien longtemps : le marathon de Newport dans le New Jersey. La course est fort agréable malgré un taux d’humidité élevé. On passe tout près de la Statue de la Liberté. Je commence avec deux des membres de l’équipe et puis je sens que je suis en forme et je pars … résultat : 1h55 … mon meilleur temps sur ce genre de distances. Le travail paie ! Et je récupère très bien.

Semaine du 26/09 au 2/10 : lever, 5h30

La semaine la plus difficile au niveau de l’entraînement. Je me surprends un peu plus tous les jours à vrai dire… c’est incroyable les progrès que l’on peut faire lorsque l’on court régulièrement.

Le mardi on fait du « mile repeat » : un mile en sprint (=1,6 km) puis récupération sur un peu moins d’un mile et on fait la série trois fois. J’ai gagné en vitesse aussi. Mais sur ce genre d’exercices, je suis ravie d’avoir le soutien des coaches parce que je n’aime pas.

Le samedi … je ne sais pas ce qui m’attends. Certains matins, je n’ai pas envie de me lever. Ce samedi était l’un de ces jours. Imaginez : il est 5h30, il pleut dehors et vous devez vous lever pour aller courir 32 kms dans le New Jersey. J’ai failli aller me recoucher. Et puis j’ai mis le t-shirt de mon équipe et je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas y aller… je n’ai pas regretté mais que ce fut dur ! Les 32 kms étaient en côte. Au kilomètre 14 environ, un coach nous dit « enjoy the hill » (= « profitez-bien de la montée »). Etant donné que nous venions de ne faire que des montées et descentes, je me demandais ce qui pouvait bien arriver de pire. Et bien… une côte de 1,6 km. On se demande juste quand elle va se terminer ! Par contre, le décor est superbe : on passe devant de petites cascades et on est près de la nature. Dans la forêt, avec les animaux … et le coach principal qui nous klaxonne en voiture.

Semaine du 3/10 au 9/10 : encore un semi-marathon

Une bonne semaine encore.

Mardi : un entraînement pour solidifier les bases où l’on travaille sur différents rythmes de course. Histoire de prendre confiance et de constater les progrès réalisés.

Vendredi : je cours une petite heure dans l’après-midi sous un beau soleil … bonne nouvelle pour ce qui s’annonce le dimanche.

Dimanche : je cours mon deuxième semi-marathon en deux semaines, celui de Staten Island, pour lequel je m’étais enregistrée juste après l’ouragan. Le temps est splendide mais les conditions de course sont très spéciales. En effet, j’arrive en retard de 15 minutes car le ferry de 7h30 qui fait la traversée de Manhattan à Staten Island ne peut pas prendre tous les coureurs !!!! Je dois donc attendre celui de 8h et la course est à 8h30. Du coup, je cours à l’aveugle, ce qui n’est pas plus mal car cela m’oblige à écouter mon corps. Il fait déjà très chaud et je prends soin de ne pas rater de stand de ravitaillement et de boire à chaque mile. Je finis en moins de1h52. De mieux en mieux malgré un début de crampe au dernier mile.


Enfin, pour vous donner une idée de ce que l’American Cancer Society fait de vos dons :

avec 250 dollars, c’est 83 heures gratuites d’appel vers l’un des centres d’information de l’ACS ouverts 24h/24.
avec 500 dollars, l’ACS finance le soutien psychologique de 5 patients atteints d’un cancer du sein en leur permettant de recevoir la visite de survivants afin qu’ils partagent avec eux leur expérience du combat contre la maladie.
avec 1000 dollars, l’ACS finance le logement sans frais d’un patient durant toute la durée de son traitement dans l’un de ses centres appelés « Hope Lodges ». J’ai pu pénétrer dans l’un de ces centres et j’ai été émue par la beauté du cadre, le respect de la dignité des personnes : de vrais logements où l’on peut conserver son intimité mais aussi partager lorsque l’on en a la force.


Les entraînements sont durs mais savoir que l’on ne court pas que pour soi décuple vos forces… Et chaque dollar compte !

La première partie du journal de bord de Séverine a été publiée le vendredi 16 septembre.
La seconde partie du journal de bord de Séverine a été publiée le vendredi 21 octobre.