Saint-Ouen – Les réactions après la fusillade

carte 93-ouestHier, en début d’après-midi une fusillade probablement liée au trafic de drogue a fait un mort à Saint-Ouen. Il avait 18 ans. La municipalité et les habitants sont exaspérés.



« Un jeune d’un de nos quartiers a été froidement abattu en pleine journée. Dans cette fusillade, un passant a été blessé. Nous refusons cette violence inouïe, nous refusons de nous résigner dans ce contexte de développement des trafics et de l’usage des armes. La répression est évidemment nécessaire mais elle ne peut être l’unique solution » , a déclaré hier soir le maire de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon.

Un peu plus tôt, dans l’après-midi, une fusillade éclatait avenue Michelet. Elle serait liée à un règlement de compte. La drogue, toujours et encore. A Saint-Ouen, le trafic mine la vie des habitants. Ce n’est pas la première fois que des représailles sur fond de trafic font des morts. En 2009, un faits divers tragique avait défrayé la chronique. Deux jeunes avaient été tués par balle. Depuis, la municipalité avait alerté les pouvoirs publics. Des renforts supplémentaires de policiers avaient été envoyés sur le territoire. Mais le trafic était encore très présent. Pas plus tard que samedi, des habitants ont défilé dans les rues de la ville pour dire non au trafic de stupéfiants.

Hier, le bureau local de la Confédération Nationale du Logement(CNL), premier syndicat de locataire en France, laissait éclater son amertume et sa colère face à ce nouveau drame. « Saint-Ouen paie un lourd tribut aux conséquences de cette gangrène : la drogue. Non content de miner la santé des jeunes, elle établit un règne de terreur et de meurtre. En visite quelques jours auparavant, le Ministre de l’Intérieur n’a pas eu de réponse digne à la gravité de la situation. La Section CNL exige que les moyens humains et matériels soient enfin mis pour : conduire les enfants, les jeunes vers la formation et l’emploi, chasser ce commerce macabre et condamnable et pourchasser les auteurs de ces tueries. » Sur la même longueur d’onde, l’édile réclame des moyens supplémentaires en termes d’éducation, de formation et d’emploi.

4 commentaires sur “Saint-Ouen – Les réactions après la fusillade

  1. Rouillon et le « chonchon » :
    (Complément d’infos important sur la maire de Saint-Ouen qui donne des leçons au gouvernement)

    Ce que dit le Monde du lundi 9 février 2004:

    « Mise à jour d’un trafic de drogue à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) après la découverte de plus de 40 kg de résine de cannabis par la police. Le fils de Jacqueline Rouillon-Dambreville, maire communiste de Saint-Ouen, a été mis en examen pour trafic de drogue « détention, acquisition, et cession de stupéfiants ». Devant « la gravité des faits » l’incarcération du mineur âgé de 16 ans a été demandé par le procureur de la République (ministère public). Jacqueline Rouillon-Dambreville, membre du bureau du parti communiste français depuis le 28 octobre 2001, maire de Saint-Ouen, 40 000 habitants, qui abrite les célèbres puces de Saint-Ouen près de Paris, est une femme engagée qui auprès de Fadela Amara, avait organisée des états généraux des femmes des quartiers, en raison d’une dégradation de la situation des femmes et des jeunes filles dans les banlieues. Bertrand Delanoë, maire de Paris et Jacqueline Rouillon-Dambreville avaient signé le 5 mars 2003 un protocole de coopération entre la Ville de Paris et Saint-Ouen (ville dortoir de 30 000 emplois pour 40 000 habitants) destiné à améliorer par des opérations immobilières, la vie en banlieue. Elle a fait partie des premières signataires le 2 octobre 2000 à Paris de la pétition « Halte aux crimes en Palestine » de la Fédération démocratique internationale des femmes (FDIF). Interviewée par le journal communiste « L’Humanité », Jacqueline Rouillon-Dambreville, psychologue de 44 ans, déclarait à propos de la situation dégradée dans les banlieues de l’immigration, « Il faut attaquer le mal à la racine. C’est la misère et le manque de perspectives qui fabriquent des petits délinquants, ou plutôt des gens qui se mettent en dehors de la société. » Pour la maire « son fils faisait l’objet de menaces », un « élément » qui n’a pas convaincu le juge d’instruction de Bobigny. Ndlr. La mairie de « Saint-Ouen » était « intéressée en mars 2003 dans le projet « d’un grand parc urbain » aux Batignolles, dans le 17e arrondissement de Paris. http://www.ville-saintouen.fr/  »

    NOTE DE DIDIER lABAUNE : la phrase ci-dessus « Pour la maire « son fils faisait l’objet de menaces », un « élément » qui n’a pas convaincu le juge d’instruction de Bobigny. Ndlr. » est édifiante : elle minimise le rôle de son fils et tente de « tromper « le juge qui n’est pas dupe.

    MADAME ROUILLON NE PEUT PRECONISER POUR SA VILLE CE QU ‘ ELLE TOLERE ET COUVRE CHEZ ELLE »

    didier labaune, conseiller municipal Ump Parti Radical à Saint-Denis.

  2. vou pouvez publier, c’est un article du MOOOnde !!! risque 0 pour votre blog !!! C’est de l’info nécessaire à la compréhension des problèmes rencontrés dans nos villes …

    DL

    1. Bonjour,

      Pour votre information, nous avons un travail dans la vie de tous les jours, nous faisons 93infos lors de nos pauses ou en dehors de nos heures de travail respectives. Donc forcément, nous ne validons pas les commentaires dans la minute qui suit.

      Merci d’en tenir compte.

      Cordialement,

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