Bondy – Un premier recours examiné le 12 janvier 2012

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Sylvine Thomassin, maire de Bondy © MC/93infos
Sylvine Thomassin, maire de Bondy © MC/93infos

La création d’un poste de 17e adjoint a mis le feu aux poudres. Des voix dissidentes se font entendre au sein du conseil municipal et les recours pleuvent. Premier examiné, le 12 janvier 2012 devant le tribunal administratif de Montreuil.








Hakim Kadri a été le premier à dégainer. A la suite du conseil municipal du 17 novembre et de l’élection à main levée d’un 17e adjoint, le conseiller municipal de Bondy Autrement a déposé un recours auprès du tribunal administratif. Ce dernier sera examiné le 12 janvier 2012.

Motif du recours ? Une délibération hors-la-loi. Le code des collectivités territoriale indique qu’il faut attendre le renouvellement intégral du conseil municipal pour réévaluer le nombre de conseillers municipaux et, par suite, le nombre de maire-adjoints, plaide Hakim Kadri.

« C’est illégal. On a du mal à comprendre pourquoi elle s’obstine. Les textes sont clairs : c’est 16, pas 17 adjoints » , ajoute Nadir Kitatni qui a été le premier à contester cette création de poste.

« Il s’agit d’une réorganisation à la suite de l’élection de Mme Thomassin, explique-t-on au cabinet du maire. Ce sont des tactiques politiciennes pour dégommer les nouveaux adjoints. La première élection était faussée du fait du vote à main levée mais nous avons régularisé la situation. »

Sauf que d’autres recours vont suivre après l’élection lors du conseil municipal du jeudi 15 décembre, à bulletin secret cette fois-ci, des deux adjoints Mounir Matili (11e adjoint) et Fadila Tekkouk (17e adjoint). C’est toujours la création du poste de 17e adjoint qui coince. Bondy Autrement a fait un recours, Nadir Kitatni aussi. « Il y en aura d’autres. Nous avons appelé les citoyens à déposer des recours et nous avons distribué des modèles » , continue l’élu frondeur.

« Nous sommes dans une démarche constructive » , conclut-on au cabinet du maire.


Des conseils municipaux mouvementés

Pas vraiment estime Nadir Kitatni. « En conseil municipal, nous n’avons plus le droit à la parole, on nous coupe le micro. C’est de pire en pire. » Pourtant, l’électron libre de la majorité, suspendu de son parti EELV, ne se prive pas de l’ouvrir. « On me fait passer pour un fou. »

Alors qu’auparavant personne ne pipait mot lorsque Gilbert Roger faisait voter une délibération, aujourd’hui, les élus n’hésitent pas à donner leur point de vue. C’est ce que constate Vincent Duguet du groupe Bondy Autrement. « La parole s’est libérée. Ça a commencé avec Nadir Kitatni. Avec le changement de maire et son intervention, il y a maintenant des discussions en conseil municipal. C’est mieux comme ça. »

Avant les conseils étaient rondement menés et finissaient relativement tôt. Jeudi dernier, les élus ont siégé de 21 heures à minuit et demi pour 22 points à l’ordre du jour. « On rattrape Montreuil ! » , se marre Nadir Kitatni. Pas sûr que ça fasse autant rigoler Mme le maire…


Un commentaire sur “Bondy – Un premier recours examiné le 12 janvier 2012

  1. Bonjour,

    Madame Thomassin ne connaît pas les règles du conseil municipal. Depis son passage de témoin par Gilber Roger, elle gère la ville de bondy comme si elle avait gagné au loto…

    c’est pitoyable….

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